Aphrodisiaques du Marché : quand érection rime avec commissions

photo de la couverture du roman 50 nuances de grey pour illustrer l'article parciparla #PCPL dédié aux aphrodisiaques

Vous les sentez arriver les loooongues soirées d’hiver où on va devoir se réchauffer sous la couette ? (évidemment ami lecteur, si tu lis ce billet en plein mois de Mai, tu risques de te poser des questions sur ma santé mentale, alors pour éviter tout malentendu entre nous, saches que j’écris ce billet un 23 Septembre…)

Alors évidemment aujourd’hui on a tout un tas de petits gadgets, de fanfreluches et de joujoux pour réveiller la bête qui sommeille en nous (ou en notre partenaire) mais avant… comment qu’on faisait donc ?

Eh bah on allait au marché !

C’est qu’il n’y a pas que le plastique qui soit fantastique ou le caoutchouc super doux… il y a aussi les légumes et les herbes !

Petit aperçu non exhaustif :

. L’Asperge
Ses vertus d’aphrodisiaques ne sont pas illusoires : l’asperge contient des phytoestrogènes stimulant la production d’hormones.
Dès le Moyen-Age, on en mettait dans les repas avant un rendez vous galant.
François.1er ou Louis.XIV en raffolaient.
En revanche, au 19ème siècle, elle se voit interdite de séjour dans les pensionnats de jeunes filles; les religieuses la soupçonnaient d’enflammer l’imagination et les sens des demoiselles.

photo d'artichauts pour illustrer l'article par ci par la PCPL dédié aux aphrodisiaques naturels. L’Artichaut
De son Italie natale, Catherine de Médicis a rapporté la glace et les macarons… et les culs d’artichaud !
Oui à l’époque on disait « cul » pas « fond », on le mangeait sucré en dessert et vous aurez remarqué l’orthographe du mot : ce n’est pas une faute, jusqu’en 1690 ça s’écrivait comme ça !
C’est que sa réputation sulfureuse précédait l’artichaut au point que sur les étals de marchés on pouvait entendre :

« Artichaud, bel artichaud
pour avoir le corps et le cul bien chauds ! »




. Le Celeri
Comme l’artichaut, le céléri est un aphrodisiaque notoire.
Dans les Ardennes, un proverbe populaire annonce la couleur : « Celeri, Hop ! Sur l’lit »
Grimod de la Reynière n’en servait pas à ses amis célibataires de peur de les échauffer inutilement.
Mais la plus fervente ambassadrice du céleri reste la Pompadour qui en servait à Louis.XV sous toutes ses formes : vin, salade, purée… et qui aurait dit « Si la femme savait ce que le céleri vaut à l’homme, elle irait en chercher jusqu’à Rome ».
Au 19ème comme pour l’artichaut, les vertus du céleri deviennent un argument de vente sur les marchés : « Céleri rend sa force au vieux mari ».

. Les Orties
L’ortie échaufferait les sens sous toutes ses formes : soupe, infusion… voire même sans rien faire comme ce dicton nous le dit : « Mettez des feuilles d’ortie dans les draps et vous passerez une nuit en émoi ».
Et quand je vous dit toutes ses formes… c’est vraiment toutes ses formes !
Les libertins s’adonnaient à des séances de fouettage mutuel : on se flagellait gaiement les fesses, le dessous du nombril et les reins avec un bouquet d’orties… et c’était parti pour toute la nuit !

. Le Clou de Girofle
Les médecins de la Renaissance louaient ses propriétés toniques et aphrodisiaques en recommandant d’en boire quatre onces avec du lait : « Cela fortifie la puissance de l’homme pour le faire habiter avec femme ».
Par ailleurs on sait que Jules-César, qui avait quand même 30 ans de plus de Cléopâtre, en agrémentait son vin chaud pour satisfaire sa reine.photo de gousses d'ail pour illustrer l'article par ci par la PCPL dédié aux aphrodisiaques naturels

. L’Ail
Il était l’aphrodisiaque préféré de Henri.IV, dont on connait l’appétit pour les femmes (si vous ne voyez pas de quoi je parle, cliquez vite ICI ).
Il en mangeait une gousse d’ail chaque matin.
C’est que l’ail est reconnu pour avoir une action bienfaisante sur la circulation sanguine, donc sur l’érection !

. La Menthe
On a longtemps appelé la menthe « l’herbe de Vénus » car elle était réputée pour rendre celui qui en usait totalement irrésistible !
On pensait qu’il suffisait de s’en frotter les mains pour faire craquer n’importe quelle femme.
Les soldats avaient aussi interdiction d’en consommer car ils n’étaient plus bon à rien sur le champs de bataille…

Bon… la liste des aphrodisiaques naturels ne s’arrête pas là, mais je vais devoir vous laisser… c’est jour de marché chez moi 😉

Une autre anecdote ?

portrait de la princesse palatine pour illustrer l'article PCPL dédié à sa correspondance

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