henri d'orleans duc d'aumale pour illustrer l'article PCPL dédié à la position sexuelle qui porte son nom

Henri d’Orleans, Duc d’Aumale : une position sexuelle pour postérité


A l’état civil, Henri Eugène Philippe Louis d’Orléans, Duc d’Aumale est le 5ème fils de Louis-Philippe D’Orléans et de Marie Amélie, respectivement Roi et Reine des français de la Monarchie de Juillet.

Lorsqu’il est âgé de 8 ans, le p’tit bonhomme est au coeur du conflit Légitimiste/Orleaniste qui éclata suite au décès mystérieux du Dernier Prince de Condé (qu’on a déjà évoqué… mais si souvenez vous : le p’tit jeu SM qui avait mal tourné… pour (re)lire l’article, fastoche, cliquez sur le bouton !)

A l’age adulte, il fut un homme d’armes et un politique accompli qui a notamment été gouverneur général d’Algérie.
On lui doit également de bonnes œuvres dans le domaine de la littérature et des arts.

En somme; un mec plutôt bien.
Mais tout ça ce n’est pas très drôle donc… ce n’est pas pour ça qu’on parlera de lui aujourd’hui !

Non.
Ce qui nous intéresse chez le Duc d’Aumale, c’est sa vie sexuelle.

Pourtant tout commence bien calmement… Trop peut-être !


marie caroline de bourbon sicile, duchesse d'aumaleEn 1844, à l’age de 22 ans, Henri d’Orléans épouse sa cousine germaine Marie-Caroline de Bourbon-Siciles à qui il restera marié 25 ans.

De cette union naitront 7 fils mais la consanguinité faisant son œuvre, seuls 2 atteindront l’age adulte :
– François Louis Philippe Marie d’Orléans, Duc de Guise.
– Louis Philippe Marie Léopold d’Orléans.

En 1848, à la proclamation de la 2ème république, le couple s’exile en Angleterre en attendant des jours meilleurs pour la royauté, et y coule une petite vie plan-plan bien rangée.

Tout ce calme dans la vie d’un Prince de Sang (on n’est pas habitué faut dire…) fera dire à François Guizot, un de ses amis académicien, :

« Il est riche, il est laborieux (…) très bien vu dans le grand monde anglais… Parmi les princes d’Orléans, c’est le seul dont la vie soit bien arrangée, et qui s’en arrange »

Bon… en cherchant bien, on trouve quand même une petite rumeur calomnieuse qui raconte que Gustave Macon, qui fut son secrétaire particulier, aurait en réalité été son fils naturel.

Tout ça est un peu tiré par les cheveux car Gustave Macon nait en 1865 dans l’Aisne, alors que le Duc D’Aumale est alors en Angleterre.

Il semble plus vraisemblable que cette rumeur soit la conséquence de jalousies mesquines.

C’est que, dès leur rencontre en 1883, Henri d’Orléans se prend d’une affection poussée pour Gustave Macon.
D’emblée il fait du jeune homme de 18 ans son secrétaire particulier et lui confie tous les secrets de sa famille, l’histoire de son Château de Chantilly (aujourd’hui Musée de Condé) allant jusqu’à le nommer premier conservateur-adjoint du musée Condé par voeux testamentaires.

On peut comprendre que ça en ai énervé certains et quand la jalousie s’en mêle…
Bref : Fin de la parenthèse.


Revenons à notre Duc d’Aumale qui vit un exil mou du genou en Angleterre… jusqu’en 1871 date à laquelle il peut enfin ré-intégrer le sol puis le corps militaire français suite à la débâcle du président Adolphe Thiers dans la guerre franco-prussienne.

Henri est veuf depuis 2 ans, Marie-Caroline ayant succombé à la tuberculose,
Le seul fils qu’il lui reste est maintenant un hommes adulte,
et Paris est la ville des plaisirs par excellence…

Alors OK, il a profondément et sincèrement aimé Marie-Caroline…
Son chagrin est sincère et il ne se remariera pas car elle est irremplaçable…

Mais c’est pas parce qu’on est au régime qu’on n’a pas le droit de regarder le menu !

Alors à 50 ans, Henri d’Orléans opère un virage à 180° et s’offre une vie de débauche.

D’abord, il « officialise » sa relation avec Berthe de Clinchamps.

berthe de clinchamps surnommée la maintenonette poour avoir été la maitresse de henri d'orleans duc d'aumaleBerthe est une proche de la famille d’Orléans depuis l’age de 7ans et elle comptait parmi les dames de compagnie de la duchesse d’Aumale.
C’est d’ailleurs elle, Marie-Caroline, qui demandera à son mari de garder Berthe auprès de lui après sa mort :

« Mon ami, je vous prie de garder auprès de notre famille, ma dame d’honneur, Berthe, qui nous a été si fidèle »

Henri exécute la dernière volonté de sa femme mais il ne se serait pas contenter d’offrir le gite et le couvert.

Berthe est jolie (disons qu’elle devait correspondre aux canons de l’époque…), cultivée, bonne cavalière, bibliophile et écrivain à ses heures (elle rédigera entre-autre la biographie du Duc d’Aumale)
Comment Riton aurait-il pu résister ?

Pour elle, il rapatrie des moulures datant du 18ème siècle, de leur demeure d’exil anglaise, la Orleans-House près de Twikenham, pour orner Chantilly.
Il lui offre également un bail de 50 ans pour un petit pavillon attenant au domaine de Chantilly ayant un accès direct au chateau.
Il parait même qu’un mariage secret fut célébré sur les bords de la Nonette, petit cours d’eau qui arrose le domaine…

Une femme de moindre extraction, qui fait l’objet des largesses et de l’affection d’un prince de sang royal, ancienne intime de son épouse défunte, qui est installée dans sa maison, qui l’accompagne jusqu’à la fin de sa vie, qu’il aurait épousé secrètement… ça ne vous rappelle rien ?

Le rapprochement avec la dernière compagne de Louis XIV ne tarda pas à se faire :
François d’Orléans, Prince de Joinville, l’appelait : « la Maintenon de mon frère » mais pour beaucoup elle était « la Maintenonette ». (Maintenon/Nonette… ah ah ah ! )


Mais je vous parlais d’une vie de débauche…

Outre Berthe, Henri d’Orléans cumula bon nombre de maitresses de passage, bien souvent pêchées dans le vivier des comédiennes de théâtre (il a toujours bien aimé l’art notre Henri).

Il était notoire de le voir parader aux bras de fraiches demoiselles qu’il renouvelait souvent.

portrait de leonide leblanc, cocotte parisienne célèbre, maitresse de Georges Clémenceau et Henri d'orleans duc d'aumaleOn lui connait également des maitresses régulières parmi les demi-mondaines (celles qu’on appelait les cocottes ou les « Grandes horizontales » en raison du fait qu’elles passaient plus de temps allongées que sur leurs pieds.) telle que Leonide Leblanc, une cocotte top niveau « tendre et vermeille comme un beau fruit, le pied fin et les bras les plus beaux du monde », célèbre pour avoir également été la maitresse de Georges Clemenceau.

Leonide Leblanc n’aurait d’ailleurs que moyennement apprécié la pingrerie du Duc d’Aumale :

« Ces Orléans, vous ne les connaissez pas : ils en sont restés aux prix d’avant 48 »

Mais elle le garda comme « bienfaiteur ».

Sans doute qu’avoir un Prince de Sang parmi ses courtisans devait lui assurer une certaine renommée et une sacrée cote sur le marché de la cocotte…
Mais il pourrait bien y avoir une autre raison au maintien de cette relation.

Leonide et toutes ces dames ont en effet offert au Duc D’aumale une sacrée réputation, passée à la postérité de façon surprenante :
Malgré son age avancé (pour mémoire il a déjà 50 ans quand il rentre en France), Henri fut bientôt connu de toutes comme un très bon amant, imaginatif, plutôt acrobatique et sportif.

Au point qu’on donna son nom (plus précisément son titre) une position sexuelle !

renvoi vers l'annexe position sexuelle du duc d'aumaleJe dois vous avouer que retrouver ce qu’est exactement la position du Duc d’Aumale ne fut pas chose aisée car elle est souvent confondue avec la position dites d’Andromaque.
Mais, n’ayant peur de rien, j’ai parcouru quelques sites chauds-chauds-chauds et j’ai trouvé !

Chevaucher à la Duc D’aumale consiste donc à mettre Madame sur Monsieur, de dos et à passer par le « petit chemin boueux ».

Finissons en soulignant que cette position porte toujours le nom du Duc D’aumale aujourd’hui et qu’on en trouve référence dans la littérature, comme par exemple dans plusieurs « romans autobiographiques » d’Alphonse Boudard, prince de la verve et de l’argot s’il en est !

Pour le bibliophile aguerri qu’il était, celà aurait sans doute été une sacrée fierté pour Henri d’Orleans de se voir ainsi cité dans la littérature 😉

 

 

Source : Jean-Paul Colin, Jean-Pierre Mével et Christian Leclère, « Dictionnaire de l’Argot » – Alphonse Boudard, « les metamorphose d’alphonse » – Web divers

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2 comments

  1. Dans un premier temps j’ai lu « prince de la verge », oups, je suis désolée … 😀

    • Mais tu sais que ca me fait plaisir !!!
      Je l’ai fais exprès : après avoir parler de sexe tout au long de l’article, j’espérais bien que quelqu’un fasse le lapsus 😉

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