portraits de catherine de medicis et henri II pour illustrer l'article parciparla.fr dédié a leur vie sexuelle monotone prescrite par Fernel

Levrette VS Infertilité : la Monotonie Sexuelle Forcée d’Henri II et Catherine de Médicis

A ma droite : Catherine de Médicis, fille de Laurent II de Médicis et de Madeleine de la Tour d’Auvergne, nièce du pape Leon X, née le 13 Avril 1519.

A ma gauche : Henri II, fils de François 1er et de Claude de France né le 31 Mars 1519.

Deux beaux petits partis qu’on décide d’unir par le mariage le 28 Octobre 1533.

S’il est notoire qu’Henri II n’était pas raide dingue de son épouse, il avait tout de même le sens du devoir et dès les premières heures de l’union, les tourtereaux veulent procréer.

Mais ça coince…
1534 : le ventre de Catherine ne s’arrondit pas
1535 : non plus
1536 : toujours rien
1537 : on se désespère

Pourtant personne ne pourrait leur reprocher de ne pas mettre du coeur à l’ouvrage !

Catherine a (évidemment) recours aux remèdes « classiques » : prières, astrologie, médecine et saignées du bras et du pied pour purger les humeurs bilieuses…
Mais elle-même convaincue d’être infertile, elle essaye tout et n’importe quoi pour enfin vivre les joies de la grossesse.

– Elle refuse de voyager dos de mulet car on pensait à l’époque que cet animal transmettait sa stérilité à celles qui le montaient…

– Elle boit toutes sortes de filtres : corne de licorne (?) et ivoire pilés délayés dans de l’eau, lait de jument et sang de lapin mélangé à de l’urine de brebis, smoothie de patte gauche de belette mélangée à du vinaigre…

– Elle fait importer toute sortes d’eaux miraculeuses aux vertus incroyables…

– Elle porte une ceinture de poils de bouc trempée dans du lait d’ânesse et des cendres de crapaud en pendentif

– Elle s’enduit l’entre jambe d’un mélange de graisse d’oie, de canard et de coq…

TOUT ! Vraiment tout y passe mais rien ne vient.

Henri paye aussi de sa personne et tente notamment de s’allonger le membre en s’appliquant un onguent composé d’huile de castor, de vers de terre et de lait de chèvre fermenté ou s’assure une érection high level en se massant le bas ventre avec une huile de cerfeuil dans laquelle on a fait macérer les parties viriles d’un taureau (ou d’un cerf, ca marche aussi), des oignons et des graines de pissenlits.

Pourtant… rien !
(c’est quand même étrange, ils avaient l’air de rudement bonne qualité tous ces remèdes…)

Les choses se corsent même sévèrement le 25 Juillet 1538 quand nait une petite fille des amours illégitimes d’Henri II et Filippa Duci.
Pour tous, il devient évident que c’est uniquement la matrice de Catherine qui fait défaut et elle frôle la répudiation.

portrait de diane ded Poitiers, maitresse de Henri II pour illustrer l'aarticle PCPL dédié à la monotonie sexuelle de henri II et catherine de medicisMais Catherine de Medicis s’accroche.
Elle va jusqu’à piocher conseils chez sa rivale et néanmoins amie Diane de Poitiers, maitresse officielle de son époux.
Diane, qui n’a aucun intérêt à voir une nouvelle épouse débouler dans le sérail d’Henri, met en place une véritable discipline militaire pour le couple royal et ne souffre aucune négligence, obligeant Henri II a « coucher assidument avec son épouse ».

Mais rien n’y fait.
1539, 1540, 1541, 1542 restent des années creuses.


Il faut attendre 1543 pour que, Mazeltov!, Catherine de Médicis ai enfin un petit pensionnaire sous le nombril et le petit François II, naitra le 15 Janvier 1544.

Puis à partir de là, c’est le grand chambard : Catherine de Médicis qu’on pensait sèche comme de l’ostie se met à enfanter à tour de bras : 1546, 1547, 1549, 1550, 1551, 1553, 1555, 1556 !

Palsambleu !
Catherine de Médicis aurait-elle été un Diesel long à chauffer ?
Pas du tout.

C’est Jean Fernel, 1er médecin du Roi qui va mettre le doigt sur le double problème du couple royal et le résoudre de façon prosaïque mais efficace.

Exit potions et grigris vaudous : le problème est mécanique !

A la cour de France, ce n’est un secret pour personne qu’Henri II avait l’équipement de traviole, comme en témoigne les chroniques de l’abbé de Brantôme :

«On disait que Monsieur le Dauphin avait son vit tort et qu’il n’était pas bien droit, et que pour ce la semence n’allait pas bien droit dans la matrice, ce qui empêchait fort de concevoir.»

visuel renvoyant à l'annexe parciparla.fr expliquant ce qu'est la maladie de la peyronie dont souffrait henri II qu'on appelait le vit tortCette maladie, aujourd’hui appelée Maladie de La Peyronie (mais à l’époque on parlait de « vit-tort ») est due au développement d’une plaque fibreuse rigide dans le pénis qui lui donne une forme incurvée pendant l’érection.

Mais Henri II, en plus de viser dans les coins, souffrait également d’Hypospadias .
Sous ce nom barbare se cache une pathologie qui ne l’est pas moins : l’urètre du Roi était un peu trop court et s’ouvrait à la face inférieure de la verge et non à son extrémité, retenant donc grandement l’écoulement de sperme.

Mais preuve en fut par plusieurs enfants illégitimes : ce n’était pas une cause de stérilité pour le futur Roi de France.

Le souci, c’est que ces petites afflictions d’Henri II venaient se conjuguer à une malformation de Catherine de Médicis qu’on ignorait avant que Fernel ne la diagnostique : la Dauphine souffrait en effet de rétroversion utérine.

Et c’est donc ce cumul de pas-de-bol qui empêchait le couple royal d’assurer la descendance des Valois.

Fort de ces constatations, Jean Fernel eut donc l’idée ingénieuse de ne pas tenter de soigner les époux royaux mais de simplement leur recommander de changer leur façon de faire l’amour afin d’adopter une position favorisant le dépot de semence plus en profondeur dans la matrice.
Du traditionnel « Missionnaire », il leur conseilla donc « la levrette ».

C’est tout con, mais fallait y penser !
Et le couple sembla bon élève puisque Catherine fut rapidement enceinte et, dès lors, enchaina les grossesses jusqu’à celle de 1556.


En Juin 1556, Catherine, 37 ans, est sur le point de mettre au monde son 9ème enfant après une grossesse sans dommage.

Au matin du 24 Juin, les premières douleurs se présentent mais rien ne se passe comme prévu.
L’accouchement vire au cauchemar total !

portrait de jean fernel pour PCPLD’abord, on découvre qu’il n’y a pas 1 mais 2 bébés dans la matrice de la Reine.
Pire encore : un des bébés est mort in utéro et gène le passage vers la sortie au bébé survivant.

Après moult poussées et manipulations, la sage-femme réussit à extraire in extremis la petite Victoria (qui mourra à peine 2 mois plus tard).

Que faire alors du cadavre du bébé encore in utéro ?

La question dépassant les compétences de la pauvre sage-femme, on fit appeler Fernel qui dû trancher la question de façon surréaliste.
Pour sauver la Reine, il décida de démembrer le corps de la petite Jeanne directement dans l’utérus de Catherine et de la sortir par morceaux.

Cette épreuve est celle de trop pour Catherine de Médicis qui met un terme à sa carrière de poule pondeuse.
Carrière que d’aucuns qualifieraient d’Olympique (10 enfants en 12 ans, qui dit mieux ?) malgré un démarrage fort difficile.

 

 

Sources : « Catherine de Medicis, épouse de Henri II », JP Poirier – « Le livre d’heures », C.de Medicis – « voici vos chirurgiens Sire », JC Sgro – Web Divers.

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