que représente vraiment la fleur de lys ?

Que Représente Vraiment la Fleur de Lys ? (Non ce n’est pas un lys !)


UN IRIS DES MARAIS
ou un crapaud !

Et non… je sais… c’est un choc mais la fleur de lys n’est pas un lys… mais alors pas du tout !

D’abord pour une raison très simple : le lys compte six pétales. Or le symbole de la fleur de lys n’en compte que trois.
Aurait-on utilisé un lys fané comme symbole de la royauté ?
J’en doute.
Alors qu’est ce que c’est ?

Deux théories principales s’opposent mais s’accordent à considérer que ce symbole est apparu sur les bannières royales sous Clovis.

– 1) la théorie mystico-batracienne

armoirie de clovis : passage du crapaud à la fleur de lysLes Cloclo (Clovis et Clotilde) avaient pour habitude de séjourner du coté de Saint Germain.

On raconte que la Reine Clotilde, un peu portée sur les croyances et les superstitions, consultait souvent un ermite vivant en forêt de St Germain.
Un jour, alors qu’il priaient tous les deux, un ange leur serait apparu, demandant de changer le drapeau orné de crapauds de Clovis par trois fleurs de lys.

Le batracien fût donc légèrement revu graphiquement… je vous laisse juge.


– 2) La théorie florale (que personnellement je préfère)

Ce qu’on appelle « fleur de lys » serait en réalité un iris jaune des marais et renverrait à la bataille de Vouillé en 507, lors de laquelle Clovis vainquit les Wisigoths et conquit le Midi.
L’affrontement s’étant déroulé sur les bords d’une rivière bordée d’iris des marais, Clovis l’aurait fait reproduire sur ses bannières, en remplacement des crapauds qui les ornaient jusque-là.
iris des marais qui est la véritable fleur représentée par le symbole monarchique de la fleur de lys
Alors comment passe t’on de « iris des marais » à « fleur de lys » ?
La réponse est à chercher dans la langue de l’époque : le francique, espèce d’hybride franco-germanique parlé par les francs.
En francique, la jolie fleur jaune marécageuse avait pour nom « lisbloem » (bloem signifiant « fleur »).
D’où la confusion !

Il faut toutefois attendre Louis VII pour que cette fleur de lys qui n’en est pas une devienne le symbole général de la monarchie.
Selon la légende, il aurait été sensible à la proximité phonétique du mot avec « fleur de Louis ».

Ajoutez à cela qu’en cette période de croisades le lys a une forte dimension religieuse.
D’abord l’Église voit en lui un attribut de la Vierge Marie, synonyme de pureté.
Il en est même fait état dans le Cantique des Cantiques pour évoquer Marie :
« Tel est le lys entre les chardons, telle est ma bien-aimée entre les jeunes femmes. »

Ensuite les trois pétales du symbole évoquent immanquablement la Sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Parfait pour symboliser le fait qu’on était monarque de droit divin.

 

Sources : Eurodrapeau – Les Pourquoi de l’Histoire, S.Bern – Web Divers

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One comment

  1. Bonjour,
    Permettez quelques mots au sujet de la Fleur de Lys. Merci.
    On sait que les Féministes ont toujours eu comme emblème une fleur sacrée représentant le sexe féminin.
    En Asie, en Egypte, c’est le lotus. A Rome, c’est la rose.
    Chez les Celtes, le lotus prend le nom de lys.
    Mais d’abord les peuples du Nord ont le Nénu-phar (Nénu, nien, ninus ; et ce mot phar, qui complète le nom, est celui qui entre dans les mots phara-on et phara-mond).
    Le lotus a disparu, mais il a laissé dans les langues du Nord le verbe louteren, qui signifie laver, purifier, parce que dans les initiations on lavait ou purifiait ceux à qui on conférait le droit de se ranger sous la bannière du lotus, ou du lys (de là la confession).
    Lodwitsch signifie « fils du lotus ». C’est le nom qu’on donnait aux initiés avant leur trahison. Mais après ils en firent Lodoïx, Ludovicus, Louis, et, du signe sacré féminin, ils firent un signe infamant.
    Sous Clovis, on marquait les criminels (du moins ceux que l’on voulait reconnaître comme tels) d’une fleur de lys imprimée d’une façon ineffaçable sur l’épaule. C’était le signe infamant, parce que c’était l’emblème des anciens partisans du régime gynécocratique. Plus tard, cet emblème gardant son prestige malgré tout, les masculinistes l’adoptèrent pour se donner les apparences de la légitimité que ce symbole représentait toujours dans l’esprit populaire.
    M. Herriot, qui, dans les Annales, décrit le costume des femmes antiques, nous dit qu’une statue de Clotilde, au porche de Saint-Germain-des-Prés, nous la montre portant une couronne décorée d’ornements qui semblent présager la fleur de lys des futurs rois de France.
    Ce qui veut dire que les femmes portaient encore la fleur de lys.
    Dans une quantité d’anciennes images, on trouve le lotus sacré.
    Dans une vieille église de Bruxelles, on voit un tableau représentant saint Joachim et sainte Anne ; il sort de leur cœur deux tiges, qui se réunissent en une seule, supportant un lotus dans lequel, comme dans un berceau, sont Jésus, Marie, Joseph : ce qui prouve que les Catholiques appliquaient tous les symboles à leur dogme, sans les comprendre.
    Je me permets également, et en toute humilité, de vous transmettre l’adresse de mon blog d’où sont issus ces extraits, au cas où vous souhaiteriez, en prenant un peu de votre précieux temps, y consacrer quelques secondes.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.fr/
    Cordialement.

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